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  • Découverte de la citadelle de Dinant (Belgique)


    Visite du Jeudi 23 Juillet 2015


    Photomontages Daniel Vonné

    Parmi tant d'autres, l'un des avantages des sorties du club est de parfaire nos connaissances tant historiques que géographiques.

    Pour bon nombre d'entre nous, lorsque nous avons appris que la sortie du jeudi 23 juillet nous mènerait à Dinant, nous avions pensé que nous allions en Bretagne, à Dinan, du côté de la vallée de la Rance. Un peu loin pour une journée.

    Mais nous n'avions pas remarqué que la lettre T terminait le nom de la ville ; et cette petite lettre change tout : il s'agissait en fait de Dinant, petite ville belge de 14.000 habitants, lovée dans la vallée de la Meuse, dans le Brabant wallon.

    Nous partîmes donc de très bonne heure (5 heures du matin). Traversée du Luxembourg avec arrêt technique sur une aire de services avec café croissant pour ceux qui le souhaitaient.

    A 10 heures, après l'arrivée à la forteresse qui domine la ville, nos 57 compagnons de voyage furent pris en charge par une guide accorte qui sut animer la visite.

    Tout comme la ville de Dinant qu'elle domine, la forteresse a connu bien des vicissitudes: un ancien château fort fut construit en 1051; Charles le Téméraire le rasa en 1466 après avoir fait exécuter les dinandiers, ces artisans qui fabriquaient des objets utilitaires et décoratifs par martelage à partir d'une feuille de zinc, de cuivre ou de fer-blanc et qui faisaient la richesse de la ville (d'où son nom). Au XVIème siècle, elle fut reconstruite puis remaniée une centaine d’années plus tard par l’infatigable Vauban, sur ordre de Louis XlV. En 1703, la France rase les fortifications mais en 1817, un nouveau fort fut érigé pour surveiller la Meuse et toutes les routes qui se croisent à Dinant.

    Durant la Grande Guerre 14/18, Dinant fait l'objet d'âpres combats entre les armées allemande et française : c'est sur le pont Charles De Gaulle, situé au pied de la forteresse que fut blessé un certain lieutenant du 33ème régiment d'infanterie devenu bien plus tard président de la République. La 2ème guerre mondiale n'épargna pas non plus Dinant : en 1940, c'est dans ce secteur que le maréchal Rommel franchit la Meuse pour encercler l'armée française . En septembre 1944, Dinant est libérée par l'armée américaine.Tous ces événements tragiques sont évoqués dans la forteresse : c'est ainsi que nous avons pu voir les cachots, la salle des tortures avec sa guillotine( sous le règne de Bonaparte, les parricides avaient le « privilège » d'avoir la main droite tranchée avant d'être raccourcis), une forge médiévale, la boulangerie et les cuisines de la garnison, le carrosse de Madame de Maintenon (l'épouse morganatique de Louis XlV après avoir été une de ses maîtresses) , une exposition d'armes anciennes et une reconstitution de tranchée de la première guerre mondiale. Un petit moment d'émotion pour certains d'entre nous lorsqu'il fallut traverser ladite tranchée dont le sol était incliné à 30 degrés !!

    Après cette visite de la citadelle, un funiculaire (ou pour les plus sportifs, l'escalier de 408 marches) nous permit de descendre au niveau de la Meuse pour un repas bien mérité et bien apprécié. Bien entendu, les frites étaient au menuPas question de quitter la ville sans une croisière sur la Meuse ; le soleil étant de la partie, la balade n'en fut que plus belle, nous permettant d'apercevoir le rocher Bayard, l'abbaye Notre Dame de Leffe, le château de Freÿr et ses jardins dessinés par Le Nôtre et le viaduc routier Charlemagne qui culmine à 80 mètres au-dessus de la Meuse.

    Avant de rejoindre notre car stationné près de la gare, nous empruntâmes le pont Charles De Gaulle, jalonné de 24 saxophones géants, en mémoire du créateur de cet instrument, Adolphe Sax. La ville a converti sa maison en musée que l'on peut visiter.

    Pas question pour les gourmands de quitter Dinant sans goûter à la couque composée de farine de froment et de miel. Cette spécialité est une sorte de biscuit extrêmement dur qui ne se mange pas mais se suce (non, ce n'est pas une histoire belge!!). Certains l'utilisent même pour arrêter de fumer. Et gros avantage, elle se conserve plusieurs mois. Toute chose ayant une fin, nous quittions Dinant vers 19 heures pour arriver aux alentours de minuit à Pfulgriesheim, tous enchantés par cette sortie, mais heureux de retouver nos lits respectifs.